samedi 24 mai 2008
histoire du Japon racontée par une hôtesse de bar d'Imamura Shohei - 1970
Par Karine, samedi 24 mai 2008 à 17:01 :: films

Je n'ai pas attendu ce lundi 26 mai 19h30 pour assister à la projection du film à Pompidou. Dans ce documentaire, Imamura superpose deux récits. Celui de la grande histoire nippone immédiatement après la bombe atomique sur Hiroshima et l'histoire intime d'une femme jalonnée par les conquêtes amoureuses. Les images d'archives contrastent avec le point de vue détaché de cette femme qui ne se soucie guère des luttes que mène son pays y compris les massacres commis pendant la guerre du Vietnam. Peu importe, elle veut vivre follement malgré la boucherie. D'ailleurs, ses parents sont bouchers et le film débute avec des images d'abattoirs où l'on tue les bêtes au couteau entrecoupées par des images de cadavres humains jonchant les routes et les rivières. Insouciante et déterminée, cette hôtesse du bar Onboro (tr. fr. : déglingué) lutte et matte la grande histoire.
Illustration : http://www.cine-metro-art.com/
Le DVD réunit 4 documentaires de Peter Greenaway consacrés à Philip Glass, John Cage, Robert Ashley et Meredith Monk réalisés en 1983 pour la télévision américaine. Chaque film dure près d'1 heure et nous transporte dans l'univers musical des compositeurs. Très inspiré par différents champs artistiques, Peter Greenaway affirme avec ces films son intérêt pour la musique. Pour John Cage, ses récits réunis dans son livre Silence - Conférences et écrits accompagnent la lecture de son œuvre. Le film est rythmé par sa voix, rapide, monocorde. Les images sont saccadées et fournissent à la pièce 27 sons fabriqués dans une cuisine un montage idéal. Le portrait de Philip Glass est bercé par le flux continuel de sa musique répétitive et minimale. On reprend son souffle à la fin lorsque la musique cesse. A l'image de sa pièce Perfect Lives Private Parts conçue pour la télévision, le portrait de Robert Ashley est très graphique. Jeu de cadres que Peter Greenaway emploie fréquemment dans ses longs métrages et qu'il fait raisonner dans ce film avec l'utilisation des moniteurs vidéos de Robert Ashley. Sur scène, le compositeur et les performers lisent leurs textes sur des écrans tandis que d'autres moniteurs structurent l'espace en diffusant des images en continue. Comme les autres, le portrait de Meredith Monk est ponctué d'entretiens et de moments musicaux, peut-être moins investi par Peter Greenaway. Le DVD est produit par
Le film 1999™, Psychopathologie de la vie quotidienne dans le monde des arts a été présenté jeudi soir dernier par le collectif d'artistes Ultralab™ au