Blog de Karine Lebrun

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lundi 7 juillet 2008

tchatchhh, épisode 4

J'entame ma quatrième conversation sur tchatchhh. Après une correspondance avec Jean-Jacques Birgé, j'invite Cyril Thomas. Je vais passer une grande partie de mon été avec cette personne. Certes à distance, mais la conversation reste en mémoire et accompagne de manière entêtante la journée. L'écriture, qui mêle images, sons et mots, prend du temps. Le texte se lie avec d'autres, les vidéos et les sons ouvrent d'autres modes de réflexions. Comme je prends part à la conversation, je ne suis pas dans un rapport elliptique avec les médiums. Je prends le temps de réfléchir à ma réponse. Je prends le temps de chercher sur Internet ce qui pourrait faire sens. J'ai déjà rencontré à quelques reprises Cyril Thomas mais on ne se connaît pas. tchatchhh est l'occasion de prendre ce temps.

Je-prends-tout-mon-temps.

dimanche 29 juin 2008

Bernard, A message TO you!



Cela fait quelque temps déjà que Jean-Baptiste Farkas m'a envoyé ce message pour le publier sur mon blog. Il est destiné à Bernard Brunon, le créateur de That's Painting !, une entreprise de peinture en bâtiment. Cette entreprise est identique à n'importe quelle autre entreprise de peinture en bâtiment à l'exception non négligeable de l'intention artistique revendiquée par son créateur. Cependant, Bernard Brunon ne trahit aucun signe artistique dans son entreprise : "With less to look at, there's more to think about" (Moins il y a à voir, plus il y a à penser). Pour cet artiste, ces peintures de façades font pourtant indéniablement partie de la tradition picturale. Je ne connais pas suffisamment le travail de Bernard Brunon, invité actuellement à la Biennale de Rennes, pour donner ici mon point de vue. Je ne peux cependant qu'appuyer les propos de Jean-Baptiste dans le message qui lui est adressé. "Faire du bon travail", inscrire sa pratique dans un souci utilitaire afin de satisfaire le client, ne fait pas partie de ma conception de l'art qui devrait au contraire se dérober à chaque tournant. Jean-Baptiste Farkas l'exprime très justement dans le PDF que chacun peut télécharger. En préambule, je colle ci-après le début du message. Cet extrait restitue le contexte de sa rédaction.
Quelques réflexions rédigées suite à la lecture de THAT’S PAINTING, un livre d’entretiens avec Bernard Brunon récemment paru.

That’s facts!
De passage chez Ghislain Mollet-Viéville, il y a quelques jours (nous sommes en juin 2008 au moment où j’écris ces lignes), celui-ci m’a, au détours d’une phrase, présenté un livre d’entretiens de Bernard Brunon récemment paru. Il y a de nombreuses années déjà, cet artiste vivant aujourd’hui à Los Angeles, reconnu du milieu de l’art mais peu connu du grand public (on va saisir immédiatement pourquoi), a choisi de mettre un terme définitif à sa pratique d’artiste peintre pour fonder That’s Painting, une entreprise de peinture en bâtiment « sans identité d’art » (pour reprendre l’expression efficace de Jean-Claude Moineau), c’est-à-dire agissant en tous points comme une véritable entreprise de peinture, bien qu’elle soit le fait assumé d’un artiste et aies, indubitablement, pour qui s’y intéresse dans le détail, la teneur et les ambitions d’un projet artistique de premier ordre (lors du passage de la toile au mur ou au placoplâtre, Bernard Brunon signait ses premiers chantiers ton sur ton pour manifester clairement l’intention qu’il avait alors de les faire entrer dans le catalogue raisonné de ses œuvres picturales, le détail est d’importance). Dans ce livre, Bernard Brunon cite mon travail (en réalité qu’une partie de mon travail, les modes d’emploi IKHÉA©SERVICES) sans bien le connaître, me semble-t-il. Je profite donc de l’opportunité qui m’avait été offerte par Karine Lebrun, il y a quelques mois, de m’exprimer quand je le souhaiterais sur son blog, pour essayer d’éclairer un peu ma pratique. Je tenterai notamment de faire le point sur certains aspects émanant de celle-ci : aspects qui ne me semblaient ni assez « faibles » ni assez « décisifs » pour devoir longuement m’y appesantir, mais qui, faisant régulièrement « retour » de manière problématique sous forme de commentaires, m’invitent, en quelque sorte à devoir ici prendre position afin d’éviter qu’un certain type d’interprétations expéditives devienne monnaie courante. Il en va donc uniquement de la tentative de juguler la circulation d’idées fausses : j’apprécie trop le travail de Bernard Brunon – il est pour moi un « ouvrier taoïste qualifié » élaborant le « précis physique du vide parfait » – pour tenter de me lancer ici dans d’inutiles invectives.
Téléchargez le PDF Bernard, A message TO you!.

mardi 17 juin 2008

Paris / Tokyo

Sacha m'a dit de ne pas écrire ce billet. Je l'écris. Rien d'extraordinaire. Au contraire, quelque chose de tout à fait banal. Il y a dans mon quartier, juste à la sortie du métro Laumière dans un renfoncement du gymnase qui lui fait face, une bande de clochards qui se saoulent toute la journée. Au début, ils faisaient la manche avec une certaine malice pour obtenir la bouteille du jour. Je ne sais pas comment ils se débrouillent aujourd'hui, ils ont toujours la bouteille mais ne peuvent plus aligner deux mots. Surtout, ils puent. Parfois, de ma fenêtre, je les vois déféquer dans le caniveau ou sur eux-mêmes. Ma première rencontre à Tokyo était avec un clochard du Parc Ueno. Ils sont tous là, les uns à côté des autres, contrôlés par le gouvernement. Tokyo est une ville propre où il n'y a pas de trace de crottes humaines dans les rues. L'ancien salaryman m'expliquait qu'ils étaient aidés par l'état s'ils acceptaient de se ranger dans le parc. Pas besoin de faire la manche ou très peu. Tokyo, une ville clean et rangée. Paris, on meurt vite fait bien fait devant tout le monde et personne ne regarde.

mardi 10 juin 2008

entretien de Jean-Baptiste Farkas avec Jacques Rancière



Suite à sa venue aux Beaux-Arts de Quimper où j'enseigne, j'ai invité Jean-Baptiste Farkas à publier sur ce blog ce qui permettrait de mieux saisir son travail. J'utilise cet espace comme une extension de mes cours et il me semble tout indiqué de donner la parole à un artiste avec qui je partage quelques points communs. Jean-Baptiste s'est entretenu avec Jacques Rancière en 2006 et m'a proposé de faire circuler leurs propos depuis ce blog. En prélude à l'entretien, agissant comme une introduction, je lui ai moi-même posé quatre questions :
Pourquoi s'entretenir avec Jacques Rancière ?
A-t-il accepté cet entretien sans condition ?
Qu'est-ce qu'un artiste peut faire avec la philosophie ?
Pourrais-tu faire une opération Glitch (Glitch est un projet de J-BF consistant à « faire du moins ») sur ce texte long de neuf pages… Pour en faire une version brève adaptée au web ?
L'illustration précédent ce texte est une phrase de Jacques Rancière inspirée de la philosophie de Joseph Jacotot : à l'occasion d'une conférence donnée par Jean-Baptiste dans une école d'art (il relate cet événement dans ses réponses à mes questions), cette phrase a fait naître un débat. La pensée de Rancière est complexe et ne peut se fondre dans un mot. Pourtant, et malgré mon approche bien trop elliptique des écrits du philosophe, l'émancipation, que ce soit en art ou en politique, me paraît être un projet central chez Rancière.

Texte d'introduction. Jean-Baptiste Farkas me répond : téléchargez le PDF.
Entretien de Jean-Baptiste Farkas avec Jacques Rancière : téléchargez le PDF.

dimanche 1 juin 2008

la revue comme catalogue de rencontres





Dans la série des objets hybrides non identifiables, je réactive ici un projet réalisé dans le cadre de Rencontre Service utilisant la revue Epidodic.7 comme catalogue de rencontres. A l'époque déjà, c'est à dire en 2000, nous cherchions à occuper les interstices pour échapper aux formats trop évidents sans souci de coller ou pas aux normes en vigueur. Les éditions PPT avaient fait un très bon accueil à ce projet élaboré d'ailleurs avec Denis Chevalier. Le n°7 consacrait ses pages à la thématique du personnage et du spectateur. Ce numéro était donc tout indiqué pour Rencontre Service qui avance masqué. La proposition était simple : que les lecteurs rencontrent les auteurs de la revue. Nous avions pour cela nous-même rencontré tous les auteurs pour leur poser des questions et recueillir leurs réponses transcrites en images. Anonymes, leurs portraits constitués de 4 images et marqués d'un pseudonyme occupaient un espace réservé dans la maquette de la page. Tous avaient accepté de rencontrer les lecteurs. Ce projet ressurgit aujourd'hui et raisonne avec celui que je prépare : ma rencontre avec un auteur, une rencontre entre un lecteur et un auteur. Après 8 ans, il s'impose.

Au sujet de PPT, 3 rencontres/discussions avec Denis Chevalier chez Grégory Castéra.
http://lapsnet.org/3_rue_des_haudriettes/index.htm
LUNDI 2 JUIN 19H : ELASTICITY
En présence de certains des intervenants.
LUNDI 9 JUIN 19H : LA BIENNALE DE PARIS
En présence de Alexandra Gurita, Jean-Baptiste Farkas, Jean-Claude Moineau, Ghislain Mollet-Viéville.
LUNDI 16 JUIN 19H : PROJETS
Autour de différents projets de l'intéressé.

mercredi 7 mai 2008

la conversation comme parasite

Hier soir, 27ème Amicale de la Biennale de Paris. Pour rappel, les Amicales sont des rendez-vous réguliers organisés par Jean-Baptiste Farkas. Les acteurs de la biennale sont invités à débattre autour de questions qui concernent l'art. Initiée en 2006 par l'artiste Alexandre Gurita, la Biennale de Paris se démarque de toutes les autres biennales car elle défend :
"[...] un art exigeant, en phase avec notre contemporanéité, avec ses évolutions politiques, économiques et sociales. Un art qui ne se contente plus de produire des objets à l’usage d’un marché, d’une mode ou d’une élite culturelle. Un art qui se définit comme une façon de penser l’art et de l’activer plutôt qu’un ensemble de produits artistiques. Un art qui ne cherche plus le spectaculaire mais qui interroge, qui essaie et qui opère. La Biennale de Paris, pour atteindre ces objectifs, ne se limite pas à un lieu, une ville, un espace, une salle d’exposition, ni même une durée définie : pour accueillir des propositions insolites, immatérielles, invisibles, il faut adapter son dispositif aux projets des artistes. La Biennale de Paris est simultanément au centre et à la périphérie de chaque projet participant. On ne rencontrera pas uniquement des artistes. La Biennale de Paris est le dispositif où se manifeste une pensée qui ne peut trouver place dans les institutions traditionnelles, trop lourdes, trop lentes, trop timides. La Biennale de Paris n’a pas de contour. Elle est incontournable.
La Biennale de Paris a pour objet de favoriser une rupture avec les conventions de l’art aujourd’hui épuisées. Elle affirme un nouveau statut de l’art. Elle est pensée depuis des pratiques actives dans le réel à tel point qu’on ne peut pas toujours les distinguer de ce qui les entoure. La Biennale de Paris est un processus de transformation. Elle propose des pratiques qui induisent leur propre mode de présentation, leur temporalité et leur localité. Elle a lieu là où des choses se passent et quand elles se passent. C’est la raison pour laquelle elle ne se déroule pas seulement à Paris et chaque édition prend fin au commencement de la suivante. La Biennale de Paris s’envisage dans le temps, les démarches se présentant dans leur mouvement même qui évolue au cours de ses éditions successives. La Biennale recherche une réciprocité avec les projets qui la fondent, le but étant d’interroger et de modifier les contextes sociaux, économiques, politiques et idéologiques. La Biennale de Paris affirme un mode de présentation par entité ou par projet. Elle se constitue en énergie critique optimale de changement tout en préservant l’autonomie de décision de chacun. C’est une institution horizontale ayant une constitution spécifique. La Biennale est proposée sous forme de partage à ses partenaires, chaque participant étant considéré comme partenaire. Elle libère l’art d’un asservissement à des corps de pouvoirs constitués. La Biennale de Paris est un organe stratégique de liberté."
Les Amicales sont des moments où les gens se rencontrent et confrontent leurs idées. Ce partage est indispensable pour pouvoir penser l'art aujourd'hui et ne pas se contenter de répondre à l'art. Le partage des données tel qu'Internet nous le propose ne suffit pas. Internet et la panoplie des outils connectés qui offrent des possibilités de rhizome à condition de créer du sens et encore une fois de ne pas se contenter de répondre et de remplir des cases par un contenu attendu. Qu'est-ce que le rhizome ? Le rhizome surgit là où on ne l'attend pas.
Dans la même volonté, le projet "basse définition" devient une ligne de recherche retenue par le conseil scientifique de la recherche et des études de la Délégation aux arts plastiques. A l'initiative de Nicolas Thély (voir billet précédent pour la présentation de "basse définition"), ce projet réunit trois écoles d’art (Quimper, Grenoble et Valence), des laboratoires de recherches universitaires (Paris 1 et l'Enst) et un centre d’art dédié à la jeune création (Oui).
Enfin, cette année a été l'occasion d'expérimenter le système des plateformes à l'école où j'enseigne. Nous nous sommes associées avec deux autres profs pour sortir de l'organisation en disciplines, pour moi les arts numériques, et pour réunir nos préoccupations autour d'un questionnement commun. Une école d'art devrait être un lieu de débat permanent. Il faut que cela devienne une habitude.

lundi 5 mai 2008

après le séminaire

Une semaine après, la rencontre à l'école supérieure d'art de Lorient autour des écritures sur Internet se poursuit sous une autre forme suite au billet d'André Gunthert posté le 30 avril sur son blog. Ce séminaire, dont j'ai fait la présentation précédemment ici, a permis de partager nos réflexions et nos interrogations avec quatre invités qui s'intéressent et utilisent Internet de manière très différente. Cette hétérogénéité des points de vue me semble importante et riche pour appréhender l'art aujourd'hui.

André Gunthert est intervenu le premier. Après quelques exemples d'œuvres circulant sur Youtube, son exposé s'est appuyé sur le travail de rebekka accessible sur Flickr. Outre le travail photographique que je laisserai à chacun le soin d'apprécier, André Gunthert a démontré que l'œuvre de rebekka se déployait à travers une série d'images et une interface. La série se construisant en relation avec l'interface, en rapport avec les commentaires des internautes, en lien avec d'autres séries. Ce qui me paraît le plus saisissant avec cet exemple, c'est la manière dont le partage agit sur l'œuvre. Les choix esthétiques de rebekka sont influencés par les commentaires des internautes et les outils de Flickr. André Gunthert a notamment mis en avant l'Interestingness, une fonctionnalité à disposition des internautes qui propulse les images les plus intéressantes à la une de Flickr. Elles sont intéressantes pour Flickr car elles reposent sur le nombre de commentaires et de favoris qui leur sont attachées. Je suis frappée la plupart du temps par l'extrême pauvreté des commentaires que l'on pourrait plutôt renommer "signalements". Les internautes marquent leurs préférences mais ne commentent pas ou peu les images. Or, cette manière de faire est à mon sens problématique car elle nous prive justement de commentaires et d'échanges de points de vue, d'un espace où s'exprimeraient les goûts esthétiques de pratiques hétéroclites, amateures ou professionnelles, artistiques ou pas. Or, l'Interestingness ne regarde que le nombre de commentaires. Cette valeur quantifiable est ici perverse car elle entretient un système qui valorise le signalement au détriment du sens. Le signalement ne peut être que positif car un avis négatif exclurait d'emblée celui ou celle qui s'y risquerait. Du coup, presque tous les commentaires sont "beautiful" et nécessaires pour être visible. Plus on commente, plus on se signale à la communauté, plus on a de chance d'être élu.

Nicolas Thély a ensuite pris la parole en parcourant plusieurs travaux disséminés sur Internet. Cette promenade retraçait son propre parcours et le cheminement effectué depuis sa découverte des webcams personnelles jusqu'à la formulation de la notion de "basse définition". Camathome est aujourd'hui un blog écrit en hollandais et n'existe plus sous la forme d'une webcam personnelle. Depuis cette rencontre qui a fait l'objet d'une publication en 2002, Vu à la webcam (essai sur la web-intimité), les presses du réel, Nicolas Thély s'intéresse à la volatilité et au nomadisme des données comme régime de perception. Deux livres développent sa pensée : basse def, partage de données, les presses du réel, 2007 et Mes favoris, éditions MIX, 2008. La "basse def" questionne ainsi des productions aux formes faibles et diffuses qui circulent sur le réseau et qui fixent les conditions de leur visibilité sans s'en remettre au circuit traditionnel de diffusion. Internet est en partie responsable mais selon Nicolas Thély ce changement de régime a commencé dans les années 70 avec la télévision. Serge Daney a saisi ce basculement "des films à la télévision" et pensait alors le cinéma avec sa perte. Ce mouvement s'amplifie aujourd'hui avec Internet et caractérise une époque. Des jeunes artistes comme Fanette Muxart ou Clôde Coulpier pratiquent sur et hors Internet, avec et sans : http://dhmr.spaces.live.com/

Alain Giffard est intervenu le lendemain matin pour nous parler de la lecture numérique comme lecture en acte. Pour Alain Giffard, le lecteur numérique se distingue du lecteur classique car il est lui-même en quelque sorte l'auteur de ce qu'il lit. Petit raccourci que j'emploie sciemment mais qui ne caractérise qu'un aspect du riche exposé d'Alain Giffard sur ce sujet. Il en va de même pour les autres intervenants mais davantage encore pour Alain Giffard qui a abordé beaucoup de notions et concepts. Sur Internet, le lecteur fabrique le propre contenu de sa lecture, il engage sa responsabilité. Il ne se contente plus d'une simple pratique hypertextuelle, je pense aux notions de lecture augmentée et de web implicite dont une approche est consultable ici, mais il est lui-même acteur, engagé dans la réalisation des conditions de sa lecture en suivant une technologie toujours incomplète. De nombreux widgets par exemple sont sans cesse développés pour accompagner la lecture. Ces outils mettent en défaut le lecteur qui ne posséderait pas le dernier développement. Ainsi, Alain Giffard pointe le formatage de la lecture numérique qui s'inscrit dans un espace scindé en domaines privés tels que Flickr ou Youtube qu'il nomme les industries de la lecture.

Enfin, Emmanuel Adely, écrivain, est venu présenter son travail d'auteur. Les écrits d'Emmanuel Adely s'ancrent dans le réel. Première mise au point de l'auteur, première alerte aussi tant il semble préoccupé par le manque d'intérêt que manifestent les étudiants pour la lecture de presse. No more reality est une rubrique qu'il tient chaque mois sur Inventaire / Invention, trouvable en se rendant depuis la page d'accueil sur l'index des auteurs. Cette revue de presse enlève des mots et des noms à l'actualité, actualité au scalpel. Emmanuel Adely a fait une lecture de 25 mn. Je me souviens d'un mot, celui qui remplace un nom, le chef, aujourd'hui c'est son désaveu.

lundi 21 avril 2008

séminaire à l'école supérieure d'art de Lorient autour des écritures sur Internet les lundi 28 et mardi 29 avril

Ce séminaire réunit deux écoles supérieures d'art de Bretagne liées par des interrogations communes sur le médium Internet.

Nicolas Barrié, prof de vidéo à Lorient, s'intéresse au documentaire social et politique. Les outils numériques ont transformé les manières de produire et de diffuser les films. Dans la lignée du film engagé porté par des auteurs ou des mouvements comme Jean Rouch, Fred Wiseman, Chris Marker, Le groupe Medvekine, The free cinéma, René Vautier, News Reel, Robert Flaherty, Larry Clark, Chris Marker, Alexander Sokourov, Chantal Akerman, Jean Daniel Pollet, ou encore, Marina Abramovic, Philip Alays et Abderrahmane Sissako (entre autres !), Internet apparaît aujourd'hui comme une caisse de résonance de la société civile. Chacun s'empare d'une caméra, d'un appareil photo ou d'un téléphone pour capter des images et les diffuser sur Internet. En outre, le web et les services tels que Youtube ou Dailymotion sont devenus des espaces de diffusion très prisés des artistes pour montrer leurs productions.

Cette année à Quimper, Christine Lapostolle, prof de culture générale, Aurélie Pagès, prof d'édition/impression, et moi-même, prof d'arts numériques, avons exploré les limites et les hybridations possibles entre l’imprimé et le numérique, le livre et Internet. Nous sommes parties du constat que l’imprimé et le numérique ont tous deux ouvert des espaces de circulation de la pensée échappant aux circuits balisés de l’art. A partir de 1960, le livre d’artiste a délaissé la forme précieuse du beau livre et a remis en cause le caractère unique de l’objet d’art. De cette double rupture formelle et idéologique sont nées des éditions privilégiant la diffusion de masse. Aujourd'hui, Internet multiplie davantage encore les canaux de circulation de la pensée et permet des expérimentations éditoriales mouvantes et glissantes affirmant le mouvement engagé par l’imprimé.

Ce séminaire est l'occasion de partager nos travaux et d'inviter des chercheurs et des artistes sur ces mêmes questions.
André Gunthert, Nicolas Thély, Alain Giffard, Patrick Cahuzac et Emmanuel Adely viendront les lundi 28 et mardi 29 avril à l'école supérieure d'art de Lorient pour en débattre avec les étudiants.

Le lundi 28 avril :

Nicolas Thély
Critique d’art, Nicolas Thély est maître de conférences à l’UFR d’Arts Plastiques et de Sciences de l’Art de l’Université Paris 1. Il a écrit dans Le Monde, Les Inrockuptibles, Le Journal des Arts, Beaux-Arts Magazine, Contemporary Art et Aden. Ses thèmes de recherches portent sur l’esthétique, le numérique et l’art contemporain. Il a publié Vu à la webcam (essai sur la web-intimité) aux Presses du réel (2002), Corps, art vidéo et numérique aux éditions du Scéren-Cndp (2005) et Manuel d’esthétique (2005) avec Christophe Beauregard et Vladimir Mitz aux éditions Filigranes. Depuis 2006, Nicolas Thély a engagé une réflexion autour de la « basse définition » entendue comme régime de perception. Cela a donné lieu à une exposition (Basse def – Centre d’art Oui à Grenoble, 2007) et à la publication de deux essais : Basse def, partage de données, avec Stéphane Sauzedde (Les Presses du Réel, Dijon, 2007) et Mes favoris (éditions Mix, Paris, 2008).
http://nicolasthely.blogspot.com/

André Gunthert
André Gunthert est chercheur et maître de conférences à l’EHESS, où il a créé le Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine (Lhivic). Editeur multimédia, il a fondé la revue Etudes photographiques ainsi que plusieurs publications électroniques. Il est diplômé en lettres classiques et modernes, histoire et histoire de l’art des universités Marc-Bloch (Strasbourg II), la Sorbonne-Nouvelle (Paris III), Georg-August (Göttingen) et de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), où il effectue son doctorat sous la direction de †Louis Marin puis de Hubert Damisch. De 1989 à 2001, il enseigne l’histoire de la photographie aux universités de Paris VIII, Paris III, à l’Ecole nationale de la photographie d’Arles et à l’université de Mannheim. Elu en 2001 à l’EHESS, il y créé le Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine (Lhivic). Associé au sauvetage et au redressement de la plus ancienne association de photographes, la Société française de photographie, il y occupe les fonctions de secrétaire général (1993-2005), en relance le Bulletin dès 1994 puis fonde en 1996 la revue Etudes photographiques. Auteur de nombreux articles et ouvrages consacrés à l’histoire des pratiques de l’image, il a notamment codirigé L’Art de la photographie aux éditions Citadelles-Mazenod (2007). Il ouvre en 2003 la liste de discussion spécialisée Photohist, puis en 2005 le premier blog scientifique consacré aux études visuelles, Actualités de la recherche en histoire visuelle. Il poursuit actuellement ses recherches sur les nouveaux usages de l’image numérique.
http://www.arhv.lhivic.org/
Images sans paroles: les nouvelles œuvres du web

Le mardi 29 avril :

Alain Giffard
Administrateur civil hors classe, Alain Giffard est chargé de mission au ministère de l’Education Nationale. Il est par ailleurs Président de l’association Alphabetville, membre du comité directeur d’Ars Industrialis et collaborateur du Centre international de Poésie de Marseille. Ses recherches portent particulièrement sur la lecture numérique, la bibliothèque virtuelle et plus généralement les pratiques culturelles dans l’environnement numérique. Il vient de remettre une étude au ministère de la Culture et de la Communication : « LIRE . Les pratiques culturelles du numérique ». Il a publié une vingtaine d’articles ou de contributions sur ces sujets, dont la plupart sont repris sur le blog : http://alaingiffard.blogs.com Auparavant, Alain Giffard a présidé la Mission interministérielle pour l’accès public à l’Internet (MAPI, 2001-2004). A ce titre il a mis en place les « espaces publics numériques ». Il a été conseiller technique (1997-2000) de la ministre de la Culture et de la Communication, pour les technologies et la société de l’information (programmes de numérisation culturelle, espaces culture multimédia, régulation de l’internet), et l’un des rédacteurs du Programme gouvernemental pour la société de l’information (PAGSI). Directeur adjoint de l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine (1994-1997), il y a préparé un important programme de délocalisation (Abbaye d’Ardennes à Caen), en même temps qu’il y organisait un séminaire du CNRS sur « hypertexte et littérature ». De 90 à 94, Alain Giffard a été directeur informatique, puis adjoint au Délégué scientifique de la Bibliothèque de France. Il y a conduit les opérations de conception informatique (21 prototypes, dont le poste de lecture assisté par ordinateur) et de numérisation (Gallica).
http://alaingiffard.blogs.com

Patrick Cahuzac - Inventaire/Invention
Fondée en 1999, sous l’impulsion du romancier Patrick Cahuzac, la revue littéraire Inventaire/Invention présente des textes de journalistes et écrivains soucieux de la réalité économique et sociale. En effet, c’est avec les grèves de 1995, puis les manifestations des sans-papiers, que l’équipe a ressenti l’urgence d’écrire autrement sur le réel. Le titre Inventaire/invention fait référence aux deux grandes parties du site : la première est consacrée aux textes centrés sur la société, la seconde sur la fiction. Depuis la création de ce magazine en ligne, de nombreux auteurs ont apporté leur collaboration. C’est assez naturellement que l’on trouve, parmi les auteurs séduits, Jean Rolin, Patrick Bouvet, Jean-Claude Pirotte, François Bon, Emmanuel Adely ou Philippe Adam.
Inventaire/Invention

Emmanuel Adely
Emmanuel Adely est un auteur remarqué pour ses romans (Les Cintres, Agar-Agar, Jeanne, Jeanne, Jeanne, Fanfare), tous publiés dans d'importantes maisons d'édition. Ces romans, de longs monologues au style vif mais classique, ont fait sa réputation... Mais avec Edition limitée et J'achète quelque chose de neuf fait irruption dans cette œuvre. L'oralité prend le pas sur la narration, le réel sur l'imaginaire. Cette rupture, prévisible peut-être à certains égards, est passionnante à plusieurs titres : passionnante en ce qu'elle révèle la vitalité même de l'auteur, toujours en quête de sa propre vérité, passionnante par l'invention formelle qui l'accompagne, passionnante aussi en ceci qu'elle montre à quel point un auteur est aujourd'hui prisonnier des politiques marketing des grands groupes d'édition et Emmanuel Adely semble montrer ici quelque chose comme le chemin à suivre.
Texte : http://www.inventaire-invention.com/librairie/adely.htm

Illustration : episodic.6 - "je ne suis pas un numéro", automne 2001. Editions PPT.

samedi 22 mars 2008

Télé carton - pilote - diffusion - rediffusion - fin

blabla Le programme Télé carton a duré 3h30.
Prise de parole dès 18h.
Les mots se sont ensuite répandus par tous les moyens possibles.
Tout est dit.

Illustration : autoportrait de Claude Cahun.

vendredi 21 mars 2008

Télé carton - épisode 2 - avant la télé.

jeudi 20 mars 2008

Télé carton - épisode 1

Charles Pennequin est à l'école depuis 2 jours. Christine l'a invité pour un workshop commencé depuis l'émission télé "les 100 qui font bouger la France". Les étudiants ont écrit des textes à partir de cette émission qui circulent pour la plupart sur leurs blogs. Ces textes vont être mis en corps. Ce n'est pas du théâtre, ce n'est pas tout à fait de la performance, c'est de la perfomance comme l'affiche le souligne. Nous préparons donc cette soirée dont on ne sait pas encore à quoi elle va ressembler. On le saura peut-être le soir même, en direct. Les étudiants vont fabriquer une Télé carton, une télé sans précédent.

jeudi 6 mars 2008

Jean-Jacques Birgé, crac boum tralala

Jean-Jacques Birgé est venu à l'école pendant 3 jours pour un workshop sur le son. Peu de crédit est attribué généralement aux choses sonores, on regarde plus qu'on écoute. Le son est souvent considéré comme un fardeau technique et demande plus d'attention que les images qui accaparent notre horizon. Pourtant, les musiques s'appréhendent par tout le corps comme l'a démontré John Cage. Malgré la volonté de nous faire entendre les sons du monde sans encombrement de hiérarchie, John Cage n'a pas réussi à aligner toutes les musiques. A commencer par sa musique qui reste une musique savante réservée aux initiés. Un échec partagé par l'ensemble des avant-gardes. Comme John Cage qui raconte beaucoup d'histoires, Jean-Jacques Birgé nous a parlé de musique, d'images, de cuisine, de politique, de ses origines, de ses maîtres, du jazz, de Françoise, d'Elsa, d'Antoine, de Picasso, de guerre, de traumatisme, de bonheur etc. Impossible de dire ici ce qui a été dit là-bas pendant 3 jours. En voilà un qui mouille sa chemise et qui se livre à 100%. Précieux et passionnant. Je crois qu'on n'a pas l'habitude de rencontrer de tels énergumènes à l'école. Au début ça surprend, puis après on ne peut plus s'en passer car on a envie que ça continue tellement il y a de choses à apprendre et à discuter. Surtout si un son est relié à une recette de cuisine, MIAM !

Illustration : image empruntée au Poplab de Jean-Jacques Birgé pour la revue en ligne Poptronics.

jeudi 28 février 2008

Jean-Baptiste Farkas, tendance négative

J'ai invité Jean-Baptiste Farkas à l'école pour qu'il présente son travail aux étudiants. Cet artiste décline ses projets sous forme d'identités en permanente évolution.
En 1998, il commence Ikhéa Services toujours d'actualité en 2008 et propose "des modes d'emploi et des passages à l'acte" que l'on peut mettre en pratique en passant commande.
L'Ikhéa Services n°6 par exemple consiste à mettre en place un atelier de destruction pour se débarrasser de ses objets à partir d'un rituel défini par le propriétaire.
L'Ikhéa Services n°4 annule les espaces :
Mode d'emploi : conçu initialement pour l'habitat, ce service soustractif consiste à ôter un certain nombre de mètres carrés d'espace vital à son commanditaire. Par extension : saisie temporaire d'un espace physique ou virtuel que l'on rendra impropre à l'usage. Cet espace pourra être vidé.
Depuis 2002, Glitch, Beaucoup plus de moins ! est un autre projet qui valorise le moins en produisant des bières coupées à l'eau, des bouteilles de oca-ola et d'autres initiatives soustractives :
une « marque à l’envers » qui propose des marchandises et des projets négatifs sur commande. Glitch revisite le sensible sous l’influence du signe moins et célèbre, à contre-courant, les altérations, les dommages et la perte de valeur.
Depuis 2006, L'amicale de la Biennale de Paris, dont j'ai déjà parlé à plusieurs reprises ici, organise des débats réguliers autour de "sujets décisifs" comme "l'art doit-il être artistique ?".

Enfin, courants faibles avec Liliane Viala et Sylvain Soussan, dont je ne dirai rien car, bien qu'opérant, ce projet est en préparation et ne sera réellement effectif qu'en mai 2008 à l'occasion de la Biennale de Rennes.

La conférence a été enregistrée, en voici quelques extraits :

Ikhéa Services - 5'13


Passage à l'acte - 2'08


Le monde des objets - 1'48


dimanche 17 février 2008

ça travaille

Les préoccupations artistiques semblent très marquées ces temps-ci par la question du travail et de l'économie.
Parmi les manifestations, Économie 0 propose une série de conférences, d'installations et d'ateliers autour de la notion de "neutralisation" formulée par Gregory Chatonsky :
"Économie 0 est un concept permettant de décrire certains phénomènes contemporains où les dépenses et les gains sont équilibrés et pour ainsi dire s’annulent. La production artistique en est le champ d’application privilégié mais non-exclusif."
A partir du 16 mai, La biennale de Rennes consacrée aux valeurs croisées de l'art et l'entreprise privilégiera des œuvres et des démarches artistiques qui interrogent la place de l'artiste et son activité en regard du système économique.

Alors que la précédente amicale de la Biennale de Paris titrait : Ne travaillez jamais ? On a remis ça hier soir en discutant d'art et d'entreprise avec la question : Pourquoi et comment s’emparer des ouvertures nouvelles que l’entreprise offre aux artistes ? Autre question que je me suis posée en cours de route : Quelles négociations sont possibles avec l'entreprise sans se faire instrumentaliser ? Quant à Bob Le Bricoleur, partisan du "ne travaillez jamais", ce dernier propose d'infiltrer le travail avec le projet At work. A ce sujet, La Bourse de Travail Parallèle lance un appel à participation.

Enfin, il y a le blog Décrire de Christine Lapostolle :
"Accepteriez-vous de décrire les conditions dans lesquelles vous travaillez, ou plutôt dans lesquelles vous exercez votre activité (ou votre non activité) quelle qu’elle soit."

lundi 11 février 2008

Rendez-vous cette semaine

Je participe demain à un atelier intitulé " Apparaître, paraître, disparaître : pratiques de l'identité numérique " à la Cantine. Cet atelier est organisé par Identités Actives. Je ne connais ni le lieu ni les organisateurs. Le thème m'a semblé suffisamment intéressant pour m'y rendre sans me préoccuper de ce que j'allais y faire. A suivre. 2 autres rencontres en terrain connu cette fois-ci vont en partie occuper mon week-end :

- la première est la conférence Minimum volontaire avec Serge Comte et Nicolas Thély à la Ménagerie de verre ce samedi 16 février de 14 h à 16h.
" Compositions musicales, agencement de Post-it®, impression sur palettes, sculptures en Légo®, gifs animés, identités multiples, pages Internet fictives : Serge Comte fixe temporairement ses apparitions et ses idées sur des supports et des formats variés, selon les circonstances et son envie de faire ou de ne plus faire… Œuvres secondes, formes fuyantes, volatiles et nomades : les objets esthétiques auxquels Nicolas Thély accorde du crédit dans ses recherches relèvent de la basse définition et des formes faibles. À travers une discussion croisée, Serge Comte et Nicolas Thély poseront la question d’une économie de l’évidence dans laquelle art et esthétique trouvent leur marque en dehors des circuits et des lieux de visibilité attendus. "

- la seconde est la conférence " Internet mon amour. Faut-il avoir peur du Web 2.0 ? " avec Geert Lovink au Centre Pompidou de 18h à 20h dans le cadre du cycle Troisième Œil, Petite salle, entrée libre. Le titre est nettement moins convaincant, il faudrait faire des efforts de ce côté-là Pompidou, mais le sujet est d'actualité.
" Qu'est qu'on risque sur Internet? Le réseau des réseaux a infiltré nos vies, nos économies, nos pratiques sociales et culturelles, transformant et bouleversant l'économie, les relations humaines et notre rapport au monde. Pourtant, le Web, le P2P, les chats et autres transferts de données informatiques restent l'objet de fantasmes plus ou moins médiatiques, entre mirages d'une réussite facile (hier la «bulle» de la Net-économie, aujourd'hui le Web 2.0) et craintes du grand méchant pédophile, d'un terrorisme en réseau ou d'un piratage généralisé. A l'initiative d'«artisans» du réseau (chercheurs, artistes, critiques, observateurs et activistes), les rencontres «Internet mon amour», dans le cadre de la programmation Troisième Œil du centre Pompidou, proposent de tisser des liens entre ces réseaux immatériels et le monde de la pensée (écrivains, biologistes, économistes, philosophes…). Parce que les enjeux artistiques, culturels, économiques, politiques, sociaux et identitaires d'Internet dépassent largement ses acteurs. Les rencontres « Internet mon amour » proposent d'envisager ensemble au cours d'après-midi du dimanche, les problématiques liées à ces pratiques. Pour inaugurer ce rendez-vous, les rencontres ont invité un témoin privilégié de l'évolution des nouveaux médias, Geert Lovink, activiste, critique d'art et co-fondateur de la liste de diffusion Nettime (http://www.nettime.org) en 1995. Le directeur de l'Institut des Cultures en réseau d'Amsterdam organise de nombreuses manifestations internationales (dernière en date, Vidéo Vortex, en janvier). Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont aucun traduit en français… Dernier publié : « Zero Comments: Blogging and Critical Internet Culture » (Paperback, 2007, lire l'interview parue dans Libération) Dialogueront avec lui Géraldine Gomez, curatrice au Centre Pompidou, David Guez, artiste hacktiviste, Valentin Lacambre, figure historique de l'Internet indépendant français, fondateur d'Altern et de Gandi, Nathalie Magnan, tacticienne des médias et cyberféministe, Albertine Meunier, net-artiste, Annick Rivoire, créatrice du site poptronics.fr, Anne Roquigny, curatrice nouveaux médias… http://www.internetmonamour.fr Une production du Centre Pompidou (http://www.centrepompidou.fr) en partenariat avec Poptronics, l'agenda des cultures électroniques (http://www.poptronics.fr) "