Blog de Karine Lebrun

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lundi 14 juillet 2008

mais qui est Señor Coconut ?



J'étais hier soir au Parc André Citroën dans le quinzième arrondissement de Paris pour assister au concert de Señor Coconut invité au festival Sous la Plage. Señor Coconut and his orchestra revisite des chansons très connues comme "Beat it" de Michael Jackson, "Smoke and the water" de Deep Purple ou encore "Kiss" de Prince à travers les rythmes et le répertoire classique de la musique latine : mambo, cha-cha-cha etc.
Uwe Schmidt, de son vrai nom, est à l'origine de ce projet et orchestre derrière son laptop une formation de huit musiciens aux commandes d'instruments tels que marimba, vibraphone, contre-basse, congas, timbales et différents cuivres. Sans oublier le chanteur, personnage agissant par contraste avec la posture figée et très étudiée du musicien électro incarné par Uwe Schmidt.
Ce dernier porte autant de pseudonymes que de projets musicaux. Pour suivre le lien de ses multiples identités, cliquez ici. Son label Rather Interesting lui a permis d'éditer tous ses projets et d'explorer avec beaucoup d'humour plusieurs genres musicaux comme le ragtime, ancêtre du jazz, avec Flanger.

Quelques extraits du concert hier soir :



Une interview :

vendredi 30 mai 2008

le catalogue comme partition musicale



Il y a 2 billets, j'évoquais la pièce from here to ear de Céleste Boursier-Mougenot. Je suis revenue rôder dans les parages pour acquérir le catalogue états seconds du même. Plus qu'un catalogue, le texte agit aussi comme une partition musicale. Les caractères et syllabes sont teintés d'un gris différent, du très clair au noir, et offrent des équivalences musicales. Tout en lisant, j'écoute une transcription sonore des textes à l'adresse http://www.analogues.fr/indexinprogress.
La composition est interprétée par le programme informatique index "[...] développé pour analyser l'activité scripturale saisie sur clavier d'ordinateur, pour en extraire les éléments d'une partition et les transmettre sous forme de "code Midi" à un piano acoustique Disklavier qui les joue en direct." La première pièce, prototype pour index, a été produite à l'occasion de l'exposition états seconds au FRAC Champagne-Ardenne en 2006. Tout en vaquant au travail administratif, les personnes du lieu pianotaient sur un ordinateur qui produisait le phrasé musical. A côté, un piano fermé jouait la musique simultanément.

samedi 10 mai 2008

from here to ear de Céleste Boursier-Mougenot





Quelques notes produites par les mandarins installés dans l'espace de la galerie Xippas à Paris.

mercredi 26 mars 2008

ARTE Radio fait de la vidéo


Cela fait longtemps que j'ai envie d'écrire un billet sur Arte Radio. Silvain Gire, responsable éditorial du site, m'en donne l'occasion aujourd'hui en annonçant Le Bocal 2 :
Une satire de la vie de bureau à savourer en 18 épisodes toniques à partir du 1er avril.
La vidéo fournie plus haut fait office de teaser et donne le ton de la série à venir.
Depuis 5 ans, ça ne change pas, c'est bien. Cette radio me cloue le bec.
Drôle, décapant, à peu près libre dans les propos, ARTE Radio résiste et explore les sujets qu'elle veut. Tout y passe. Plus de 1067 sons font le récit de la vie à écouter. Je l'apprécie encore plus depuis que LA VOIX d'Arte Radio a mué en page d'accueil. Faites le test : depuis l'adresse http://www.arteradio.com/, cliquez sur entrée flash, revenez, recommencez etc.

lundi 24 mars 2008

rendez-vous cette semaine : festival présences électronique

Festival gratuit de musique électroacoustique du jeudi 27 mars au dimanche 30 mars 2008, Maison de Radio France.
Cette nouvelle et quatrième édition de PRÉSENCES électronique, placée sous le signe des 50 ans du Groupe de Recherches Musicales de l’Ina, aura cette année un parfum tout particulier : notre temps, marqué par le partage conséquent des moyens technologiques et par le croisement des styles, a besoin tout autant de références historiques que de propositions esthétiques imprévues. Ainsi, la nature de cette édition 2008 sera de montrer qu’un grand mouvement, initié par Pierre Schaeffer et quelques autres au début des années cinquante, trouve aujourd’hui des résolutions nombreuses et inattendues. Par ailleurs, les différentes évolutions des musiques électroniques – toutes origines et tous genres confondus– en fixant et colorant le son ont finalement révélé la sensibilité de chaque époque. Où en sommes-nous aujourd’hui? Y a-t-il une couleur dominante ou au contraire le paysage est-il bariolé? Existe-t-il des invariants et si oui, lesquels ? Pas moins de vingt trois musiciens pour répondre en quatre soirées à ces questions. Aux côtés des grands aînés comme Schaeffer, Watson, Risset, Bayle, Niblock et Chion, nous avons invité les représentants d’une nouvelle génération : Baltazar, Ruetsch, Phonophani, Onda, KK. Null, Ratkje, Z’ev, Guillet, Portradium, Kaffe Matthews, Al Margolis, Jodlowski, Colleen, Vejvoda et le duo Matmos qui pour sa deuxième participation, a tenu à travailler, dans les studios du Grm, sur des sillons fermés gravés en 1950; nous les leur avons donnés avec plaisir. Une génération qui s’empare sans complexe de son passé et renouvelle avec enthousiasme la belle histoire du son organisé. Partager/Communiquer ce nouveau patrimoine musical – né des techniques audiovisuelles – c’est bien sûr une des missions essentielles de l’Institut national de l’audiovisuel.

Programme complet ici.

vendredi 7 mars 2008

Felix Kubin arrive près de chez moi


Felix Kubin sera demain soir au Point Ephémère à Paris pour un concert hautement recommandé dans le cadre du festival Dokidoki. J'apprécie particulièrement ses coupes de cheveux en direct sur scène et sa musique électro-noise-cabaret du meilleur goût.

Vidéo : Hit me, provider du CD matki wandalki, label A-MUSIK.

jeudi 21 février 2008

The 365 Days Project

The 365 Days Project a invité 200 personnes à partager chaque jour pendant 1 an des curiosités sonores la plupart du temps dénichées dans des boutiques d'occasion, abandonnées ou oubliées parmi des tas d'autres choses. Chaque objet sonore est accompagné par l'histoire de sa découverte. J'en ai choisi un parmi les plus loufoques, un disque pour les enfants présenté ici.

Happy Monsters - Clap Your Tentacles - 2'46''



dimanche 13 janvier 2008

jingles & génériques - PPT audio series - Stembogen.08

Je suis allée au Plateau hier pour assister aux concerts de Vincent Epplay et Portradium. Etrange expérience que d'arriver en plein milieu d'un concert dans une salle silencieuse. Le musicien, les auditeurs étaient pourtant bien présents mais reliés par des casques. Le Kiosque électronique d'Olivier Vadrot offrait ainsi le choix aux visiteurs du musée d'écouter ou d'ignorer les concerts. Mise à part cette commodité sonore, le dispositif n'apportait rien de plus à l'expérience du concert de laptop souvent assez ennuyeux - Je précise que je ne fais aucunement allusion aux prestations de Vincent Epplay et de Portradium, mes remarques ne portent que sur le dispositif d'écoute - A quoi bon se déplacer lorsque le musicien se contente d'activer ses patchs Max msp ? Je conçois le concert comme un moment de mise en scène de la musique composée, une rencontre entre un public et un artiste, un moment qui ne peut ignorer la présence physique des 2 parties. Ma venue au Plateau était de toute façon motivée avant tout par la sortie de Jingles & Génériques, le nouvel objet sonore de PPT. "Ce disque réunit des jingles et musiques de génériques imaginés pour des émissions de TV ou de radio existantes, ayant existé ou imaginaires (idéales ou contre-utopiques). [...]". 46 auteurs ont composé 63 morceaux que Denis Chevalier, Monsieur PPT, compte réellement proposer à la télé et à la radio. Sacha a participé au projet en imaginant un habillage sonore pour une émission culinaire. En voici un avant-goût :

Tour de table, Sacha Gattino, 3'40
L'émission voyageuse et joueuse des détours culinaires qui revisite, arrange et dérange nos évidences quotidiennes.
Musique pour ustensiles de cuisine.
[transition 1 - début - fin - intermède - transition 2]


Illustration : vue recadrée de la pochette du CD Jingles & Génériques.

dimanche 18 novembre 2007

Rien à dire

Je viens de faire écouter à Sacha "Je suis pas là" de Charles Pennequin en ligne sur Silence Radio. Il n'aime pas au bout d'1 mn. Il ne supporte pas même. C'est prévisible. On aime ou pas Charles Pennequin. Il n'y a pas d'entre 2. Moi j'aime et je m'en lasse pas de recommencer à écouter. Je préfère écouter Charles Pennequin que le lire d'ailleurs. Quand je le lis, il me manque la voix, tellement Charles Pennequin de Charles Pennequin, et tout le reste qui rend tellement physique les textes de Charles Pennequin.

Je suis pas là - 5'37 - sept. 2006