Blog de Karine Lebrun

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vendredi 11 avril 2008

Isadora Duncan est une danseuse crackée de Christophe Fiat

J'ai rencontré Christophe Fiat par hasard dans un café. Fiat comme la voiture m'a-t-il dit. Le soir même je lisais Ladies in the dark. Puis, je me souviens l'avoir rencontré de nouveau par hasard sous les arcades de la Place des Vosges à Paris. L'emprunte sonore du son binaire de sa guitare me reste encore aujourd'hui. Puis je l'ai vu sur scène, la première fois avec le danseur Rémy Héritier. La dernière fois, c'était mardi à la Ménagerie de Verre dans le cadre du festival Etrange Cargo, une approche transdisciplinaire du spectacle théâtral. J'aime les textes de Christophe Fiat. J'aime le live. Je n'ai par contre pas aimé le dispositif scénique de mardi et en général les salles de spectacles où l'on voit des performances. Christophe Fiat était trop loin sur la scène. Les spectateurs trop proches. Nous étions tous alignés avec le regard fixe. Impossible de s'échapper du tas et de ses observations bruyantes. Je n'ai pas compris pourquoi ils riaient. Je ne trouve pas ça drôle. J'observe ma voisine qui a la même position que moi. Elle doit être crispée. Je ne pense qu'à partir. L'ambition du festival était de "faire entendre et donner à voir des formes qui refusent les strictes limites de leur genre." J'approuve. Cependant, il faudrait également réinterroger la façon même de voir un spectacle. Ou bien est-ce le spectacle qui ne va pas avec les textes de Christophe Fiat ?

Illustration : pochette du 45 tours La bande originale d'un film sur les superhéros de Christophe Fiat réalisée par Thomas Hirschhorn.

dimanche 10 février 2008

Les néo-vorticiens ont encore frappé

Cette semaine, les néo-vorticiens, un groupe de 5 étudiants en 1ère année, ont organisé un défilé d'art. Les pièces n'étaient pas des vêtements mais des objets (images, peintures etc.) présentés à la manière d'un défilé de mode. L'ambiance était électrique dans la galerie de l'école réservée habituellement à de sages expositions. Chaque passage déclenchait l'admiration bruyante du public recouvrant le niveau sonore de la musique pourtant haut en volume. Après le défilé, les petits fours déclinés en plusieurs collections nous ont définitivement conquis. La photo ci-dessus représente le goût indéfinissable mais néanmoins exquis de la collection Chanel. Un sans faute pour ces néo-vorticiens bien décidés à nous faire vivre des expériences étonnantes et alléchantes, nous attendons la suite avec impatience !

samedi 10 novembre 2007

L'effet de Serge de Philippe Quesne

Je suis allée voir hier soir le dernier spectacle de Philippe Quesne à la Ménagerie de Verre. Déjà, son premier spectacle La démangeaison des ailes vu en 2004 au Théâtre de la Bastille, m'avait enchanté car ce n'est pas précisément tout à fait du théâtre. Philippe Quesne emprunte beaucoup aux arts plastiques dans lesquels il puise quelques unes de ses références, très Roman Signer pour L'effet de Serge, et sur lesquels il s'appuie formellement. On trouve pèle-mêle : performance, vidéo, Vjing, sculpture... Il y a aussi le cinéma, la littérature, la BD, la musique... Tout est bricolé, fait de gadgets pyrotechniques que l'on trouve à 2€ dans le commerce du coin. La vie banale, la solitude même d'un personnage, Serge, qui invite ses amis à des petits spectacles dans son appartement chaque dimanche. Mon spectacle préféré se joue sur une musique de Wagner. Serge demande à ses 2 invités d'éteindre la lumière de l'appartement pour mieux voir de l'autre côté de la baie vitrée le jeu de phares qu'il actionne depuis la voiture de ses amis. C'est hilarant. Ainsi, dans son appartement à la moquette rose, Serge crée et réinvente son quotidien. Pour en savoir plus : Vivarium studio.